Le Club des petits déjeuners débordé

Réseau Canoë
(Agence QMI)

Le Club des petits déjeuners ressent plus que jamais les effets de la crise économique alors que sa clientèle a augmenté de plus de 1410 étudiants de niveau primaire au cours des derniers mois.

Dans son bilan qui sera rendu public le 30 juin, le Club des petits déjeuners dévoile que c’est en moyenne six élèves qui se sont ajoutés, depuis l’automne dernier, dans chacune des 235 écoles desservies.

«C’est comme si on avait ouvert 18 nouvelles écoles», affirme le fondateur du Club des petits déjeuners, Daniel Germain.

Cette hausse du 10% est du jamais vu pour le Club qui a dû augmenter sensiblement son nombre de bénévoles et de commandes de nourriture.

«On a vraiment constaté une hausse des inscriptions depuis septembre dernier. Au-delà de la crise économique, il y a une crise alimentaire très importante. Les plus démunis n’ont pas une grande marge de manœuvre et dès que le prix du gaz ou des aliments de base augmente, c’est tout le budget qui en prend un coup», explique-t-il.

Depuis 2008, il y a une véritable flambée des prix de plusieurs denrées alimentaires de base, tel que le blé, le ris et le maïs. Banque alimentaires Canada relevait récemment une hausse de 20% du nombre de Canadiens qui utilisent mensuellement les banques alimentaires.

400 familles de plus par mois

La situation n’est guère plus reluisante du côté de l’organisme Jeunesse au Soleil qui offre un service de dépannage alimentaire aux familles. Depuis un an, c’est 400 familles de plus par mois qui ont recours à ce service.

«Déjà, il y a un an, nous commencions à en parler. 250 familles par mois de plus qu’auparavant nous demandaient déjà de l’aide à l’époque. Un an plus tard, c’est maintenant 400 familles. C’est inquiétant», avoue le porte-parole de Jeunesse au Soleil, Tommy Kulczyk.

«Des gagne-petit qui avaient quitté nos services parce qu’ils s’étaient trouvés un emploi ont dû revenir nous voir car leur épicerie leur coûte trop cher. Le riz, les pâtes, ce ne sont pas des aliments de luxe. Ça touche tout le monde», explique-t-il.

Crise économique oblige, Jeunesse au Soleil doit donc, comme plusieurs autres organismes tels Moisson Montréal, composer avec une hausse de la demande et une baisse considérable des dons.

112 000 Montréalais, dont 36 000 enfants, utilisent les services des 210 comptoirs alimentaires approvisionnés par Moisson Montréal.

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