Les Fédérations des commissions scolaires

Les Fédérations des directions d’établissement d’enseignement

Les Syndicats

François Blais hérite du ministère de l’Éducation

Source: ICI. Radio Canada

Remaniement à Québec

Remaniement à Québec  Photo :  Radio-Canada

François Blais succède à Yves Bolduc au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec. Sa nomination a été confirmée peu après 10 h, ce matin, après la visite du premier ministre Couillard au lieutenant-gouverneur du Québec.

M. Blais était jusqu’ici ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Ce poste est confié à Sam Hamad, qui est déjà ministre du Travail. Ce dernier cumulera les deux fonctions, comme il l’a déjà fait il y a quelques années pour le gouvernement de Jean Charest.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, hérite pour sa part du poste de ministre responsable de la Côte-Nord, qu’occupait aussi M. Bolduc. M. Arcand est aussi ministre responsable du Plan Nord, et ministre responsable des régions des Laurentides et de Lanaudière.

Le premier ministre Couillard a cependant fait savoir que la responsabilité de ces deux dernières régions sera réassignée au cours des prochaines semaines.

Au ministère de l’Éducation, M. Blais devra piloter le délicat dossier du regroupement des commissions scolaires qu’avait entrepris M. Bolduc.

Il devra aussi composer avec la grogne des syndiqués du milieu, mécontents des dernières propositions gouvernementales, et avec un mouvement de grève étudiante qui prend forme dans certaines facultés universitaires.

François Blais connaît bien le milieu de l’enseignement supérieur. Après avoir décroché un doctorat en philosophie à l’Université Laval, il a été professeur de sciences politiques dans ce même établissement à compter de 1992. Il est devenu directeur du département en 2003, puis doyen de la Faculté des sciences sociales à compter de 2006.

Il a quitté cette fonction l’année dernière pour se lancer en politique. Il a été élu député de Charlesbourg avec une bonne majorité.

Ce miniremaniement ministériel – « des ajustements », dit le gouvernement – a été rendu nécessaire par la démission d’Yves Bolduc. Le ministre a annoncé son départ au moment où des rumeurs de remaniement allaient déjà bon train et laissaient croire qu’il allait être retrograde.

Education Minister Yves Bolduc Resigns. Which MNA MELS Appointee Will Be The Next Target In The School Boards’ Sights?

target
This is more about school boards clinging to power than the demise of a minister. Especially English school boards and the English media, where the ludricous connection is made between education and the survival of the English minority in Quebec and it is believed that school boards are protected under the Canadian constitution. They are not. Minority education rights are.

The Quebec electorate have spoken in the Québec general election and Québec school board elections and they want a change in school board governance. The Couillard government must remain loyal to the electorates wishes of major changes in school governance regardless of who will be the next Québec Education minister.

Change was promised and is required. In the meantime we have an English School Board, New Frontiers, unable to find a French language teacher in a Province where 95% of the population speaks French. Similar situation has been reported in the LBPSB. Speaks volumes n’est pas. The time to abolish or reduce the powers of bureaucratic school boards is now Mr. Couillard. We are counting on you to continue doing the right thing.

Yves Bolduc turns his back on politics, heads back to medicine

Source: Philip Authier, Montreal Gazette

It was “with sadness,” and an emotional bear hug that Premier Philippe Couillard accepted the resignation of his embattled education minister and old friend Yves Bolduc Thursday.

“It’s not a perfectly happy day today,” Couillard told reporters capping a morning of high drama following word of Bolduc’s decision to quit politics.

“But there will be happier days in the future. He has a new life ahead of him and again, on behalf of all, I say thank you Yves and good luck”

Moments later, Jacques Chagnon, the speaker of the National Assembly, announced to all that Bolduc had submitted his resignation will return to his first love, being a workhorse doctor.

The news broke early in the morning and was not entirely a surprise following a week in which Couillard refused repeatedly to express confidence in Bolduc.

But the Liberals did their best to create good optics over the resignation, which ends the turmoil created by a series of highly publicized gaffes by Bolduc who had come to symbolize the Couillard regime’s numerous stumbles in their first year in office.

Bolduc and Couillard dramatically walked down the hall from the premier’s office after their private meeting to a waiting caucus to break the news.

And after they emerged together to speak to a hoard of media.

Bolduc described his decision as “personal.”

“Everyone knows I love medical practice,” Bolduc said making no reference to the painful moments of the last few weeks. “It is a decision I took personally and for me it’s very important to return to my practice.”

“There are painful, sad days in politics,” Couillard said coming to his rescue. “This is one of them. Those involved with politics know this. I accepted the decision of my friend, my colleague Yves, whom I brought into politics in 2008 when I was leaving. I think his decision is serene.

“I want to thank him in the name of the Quebec population for what he did for (us) over the last few years. Politics is not easy. It’s a profound and courageous commitment and Yves displayed lots of sincerity and passion.

“This is not a pleasant moment for anyone especially the main person who suffers the most on a day like this but he has a family and friends and a medical career ahead of him.”

Couillard said he will rapidly make what he called “adjustments,” to his cabinet with Culture Minister Hélène David on the short list as Bolduc’s replacement. David is a former vice-rector of Université de Montréal.

That shuffle, a first one forced upon Couillard, is not expected to take place until Friday….

 

le ministre de l’Éducation Yves Bolduc quitte la vie politique

Source: Journal de Montréal

«J’ai tout simplement pris la décision de retourner à la pratique médicale, ce que j’adore. Je démissionne en tant que ministre et également en tant que député, donc c’est un départ de la politique», a-t-il confié jeudi matin, flanqué de Philippe Couillard.

Le député de Jean-Talon ne renonce pas à l’allocation de transition prévue dans les conditions de travail des députés, a confirmé à notre Bureau parlementaire son cabinet.

Très ému, le premier ministre s’est dit «chagriné» du départ de son collègue et ami. «Il y a des journées douloureuses, des journées tristes en politique, c’est une journée comme ça, a-t-il déclaré, des trémolos dans la voix. J’ai accepté la décision de mon ami, mon collègue Yves, celui que j’ai amené en politique en 2008 alors que moi je quittais le ministère de la Santé, dont il a pris les rênes par la suite».

Mais le manque de soutien du premier ministre, qui a refusé de lui donner sa confiance à plusieurs reprises dans les derniers jours, n’est pas étranger au départ du Dr Bolduc. Le député de Jean-Talon a pris sa décision mercredi soir, après une autre journée sans l’appui de son chef.

Un mini-remaniement au Conseil des ministres est imminent. Plusieurs rumeurs envoient  Hélène David, actuelle ministre de la Culture et ancienne vice-rectrice à l’Université de Montréal, récupérer le portefeuille de l’Éducation. Le ministre de l’Emploi, François Blais, serait aussi sur les rangs. Mais les noms du vieux routier libéral Pierre Paradis et du leader parlementaire Jean-Marc Fournier circulent également.

Controverses

M. Bolduc était au centre d’une tempête politique depuis qu’il a fait une déclaration malheureuse sur des fouilles à nu «très respectueuses». Pour plusieurs observateurs, il était devenu le symbole d’un gouvernement qui peine à communiquer son message.

«Il n’y a pas 25 gouvernements, il y en a un. Et il y a un seul message gouvernemental», a lancé Philippe Couillard lundi. Cette semaine, le premier ministre a d’ailleurs refusé à de nombreuses reprises de donner sa confiance à Yves Bolduc. Le doyen des libéraux Pierre Paradis a même demandé publiquement à M. Couillard de clarifier la situation.

D’autres controverses ont frappé le député de Jean-Talon au cours des derniers mois. Il avait aussi dû se rétracter au mois août après avoir déclaré qu’aucun enfant n’allait pas mourir de coupes dans les bibliothèques scolaires. Il avait encore une fois été rabroué par son chef.

Philippe Couillard a lui-même été aspiré dans une controverse lorsqu’il a déclaré que la prime de 225 000 $ reçu par le Dr Bolduc était une «tempête dans un verre d’eau.»

QESBA Misleads Government and Public with claims that School Boards are Protected.

In a disingenuous  effort by the Quebec English School Board Association, members of the public and government officials are being misled into believing  that School Boards are protected by the Canadian Constitution. This is not necessarily so and for government officials to accept the QESBA interpretation of the constitution is not only foolish but will be legally challenged.

Historically, MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) has hired many ex school board directors, ex school board consultants and general school board administrative personnel. As such, some of these MELS official have connections with the various school boards from which they originally came.

It goes without saying that school boards in an effort to retain the current governance status quo (School Boards) have and are actively lobbying those individuals to ensure the continuing existence of this modern day Educational “Chateau Clique.”

The Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport must continue to recognize the collective demand  of the tax payers, the majority of In-School administrators and the miserable results in the recent Québec School Board Elections. It was crystal clear that people want change in the governance of K-11 education.

For example, in the Lester B Pearson School Board approximately two thirds of cast ballots were in favour of the two Chairman candidates, Chris Eustace and  Angela Nolet who stood for change. However, due to splitting of the vote, Suanne Stein-Day retained her Chairmanship despite representing only a minority of those who voted.

In this heated debate about the future of School Boards, let us recognize that those who are misleading the public in regards to the constitutional safeguards of School Boards are the same individuals who have vested personal interest in ensuring the continuance of this outdated model of educational governance.

School Boards are not protected under the Canadian Constitution, minority schools are.

 

En séminaire sous les tropiques

Quatre dirigeants de la Commission scolaire Kativik se sont rendus à Hawaï pour un total de 23 000 $

Source: Le Journal de Montréal, Régys Caron

En pleine période d’austérité, la Commission scolaire Kativik a déboursé près de 23 000 $ pour envoyer quatre de ses dirigeants sous le soleil d’Hawaï afin de participer à un forum sur la culture et l’éducation en milieu autochtone.

La Conférence mondiale des peuples autochtones en éducation s’est déroulée à Honolulu du 17 au 24 mai 2014. Le commissaire Thomassie Mangiuk s’y est rendu en compagnie de la directrice générale adjointe Rita Novalinga, de la secrétaire générale Harriet Keleutak et de la directrice adjointe des services éducatifs Qiallak Qumaaluk. La Commission scolaire Kativik regroupe 3300 élèves inuits dans le Nord-du-Québec.

L’événement s’est tenu au chic Pacific Beach Hotel à Honolulu dont les chambres et balcons donnent sur les eaux turquoise de la plage Waikiki, l’une des plus célèbres au monde, semble-t-il. «Ils se paient des voyages de luxe sur le dos des contribuables, ça me scandalise», rage le député Jean-François Roberge de la Coalition avenir Québec.

Taux de décrochage de 73 %

La CAQ et Le Journal ont obtenu confirmation de ce voyage par la voie de la Loi d’accès à l’information. Le député de Chambly soutient que cette dépense est inacceptable, particulièrement dans une commission scolaire où le taux de décrochage est de 73 %, le plus élevé au Québec. Les chances que les élèves bénéficient de cette dépense sont nulles, estime-t-il.

«C’est de l’argent qui devrait aller aux jeunes. Il faudrait l’investir en travail social, en orthophonie, en soutien aux enseignants qui vivent une réalité complexe. Il y a de la détresse sociale dans le Nord», plaide M. Roberge.

600 ateliers de discussion

La Conférence mondiale des peuples autochtones avait au programme près de 600 ateliers de discussion étalés sur cinq journées. Plusieurs de ces ateliers étaient animés par des universités et des collèges canadiens. En voici quelques-uns: «Créer un sentiment d’appartenance chez les étudiants autochtones dans une grande université canadienne», «Race fière», «Adopter l’éducation pour les autochtones dans les collèges québécois», «Chasser et pêcher avec les mathématiques».

La Commission scolaire Kativik se défend d’avoir mal dépensé les 23 000 $ en envoyant ses quatre dirigeants dans un endroit plus propice aux vacances qu’à la recherche de solutions au décrochage scolaire. «Ce fut un bon investissement parce qu’ils ont participé à des ateliers avec d’autres autochtones», a plaidé la porte-parole de la Commission scolaire, Kau Djak.

Questionnée au sujet des bénéfices que peuvent en tirer les élèves, Mme Kau Djak a indiqué qu’elle n’en savait encore rien. «Nous ne savons pas quel usage nous ferons de ces ateliers. Nous aurons l’information éventuellement.»

Autres formations données sous le soleil pour les dirigeants scolaires

Début 2010, sept directeurs d’écoles sont allés perfectionner leur leadership en République dominicaine, un endroit de prédilection pour la détente et les vacances. Une facture de 21 000 $.

Un an plus tard, quatre autres directeurs d’écoles sont envoyés à Hawaï en perfectionnement hivernal, au milieu de l’année scolaire; 10 000 $ en fonds publics.

En 2009, le commissaire Paul Trottier, de la Commission scolaire de Montréal, n’a assisté qu’à 35 % des réunions du conseil des commissaires. Il a passé le reste de son temps ailleurs, notamment en Tunisie, au Cameroun, à Hong Kong et il a raconté ses voyages sur son blogue appelé Globe-Trottier.

Au printemps dernier, 150 patrons de commissions scolaires se sont réunis au chic château Montebello pour un congrès de perfectionnement. Une facture de 100 000 $.

 

Ordre professionnel des enseignants: pas pour demain

Source: Le Journal de Montréal, Daphnée Dion-Viens

Après s’être dit «favorable» à la création d’un ordre professionnel des enseignants, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, relègue cette idée au second plan, estimant qu’il ne s’agit plus d’une priorité.

En juin, le ministre Bolduc avait affirmé qu’un nouvel avis sur la question serait demandé à l’Office des professions, qui s’était prononcé contre ce projet en 2002. Six mois plus tard, aucune demande n’a encore été faite, a-t-on indiqué au Journal en début de semaine.

Au cabinet de ministre, on confirme que ce projet «n’est plus une priorité», M. Bolduc étant déjà très occupé avec d’autres réformes et plans d’action à venir, explique-t-on.

Débat relancé

Le débat sur la création d’un ordre professionnel des enseignants a refait surface l’an dernier avec la publication du rapport Champoux-Lesage qui recommande notamment que cette structure soit mise en place.

En reléguant au second plan la création d’un ordre professionnel, M. Bolduc repousse aussi la mise en place d’un mécanisme d’évaluation des enseignants, évoquée en septembre. Il avait alors affirmé qu’il devait décider s’il créera un ordre professionnel des enseignants avant de penser à les évaluer.

À la Coalition avenir Québec, qui prône la création d’un ordre professionnel, on déplore le fait que le ministre Bolduc «se traîne les pieds» dans ce dossier. «C’est un autre exemple où le ministre fait de beaux discours, mais ça ne va pas plus loin», lance Jean-François Roberge, député caquiste et porte-parole en matière d’éducation.

Du côté de la Fédération des syndicats de l’enseignement, on considère plutôt qu’il s’agit d’une «très bonne nouvelle».

«On ne poursuivait pas le bon objectif si on pensait valoriser la profession en créant un ordre. Le public est déjà bien protégé avec les mécanismes en place», affirme sa présidente, Josée Scalabrini.

 

Exode des élèves de l’Ouest de l’île vers le privé

Source:

Selon un article du journal The Chronicle, de Dorval, un grand nombre de jeunes de l’Ouest de l’île fréquentent les écoles privées de Westmount.  Voici quelques statistiques citées dans l’article.

  • L’école The Study, déclare que près de 15% de sa clientèle provient de l’Ouest;
  • 20 à 25% à Sacred Heart une école religieuse (une croissance de 50% au cours des dernières années);
  • Miss Edgar and Miss Cramp 10%,

Dans un second article, du même journal on étale les frais exigés pour l’inscription des élèves, dans ces écoles. Les frais varient entre le primaire et le secondaire et entre les écoles. Selon le tableau, les frais au secondaire varient entre 14 188$ et 19 520$. L’ école francophone du tableau se démarque avec des frais de 4 150$.

La popularité des écoles privées de Westmount est telle qu’un autobus est mis à la disponibilité des élèves de l’Ouest fréquentant les écoles de Westmount ( St-Georges, Centennial, ECS, Sacred Heart, Selwyn House, Trafalgar et The Study). Le recrutement intensif des élèves prend place annuellement. Malheureusement, le journaliste n’aborde pas le taux de fréquentation des écoles privées francophones situées dans l’Ouest, mais, c’est connu, plusieurs familles anglophones optent pour ces dernières. Bref, on peut certes affirmer qu’ une quantité importante d’élèves quittent la Commission scolaire Lester B. Pearson chaque année. Du côté anglophone, ces départs sont désastreux. Notamment parce que la commission scolaire se targue à qui veut l’entendre qu’elle représente la communauté anglophone. Malgré le refus de la commission scolaire de confirmer la tendance, les membres de la communauté semblent quitter en masse.  Dans un contexte de baisse démographique, cette tendance n’est pas une bonne chose, du moins pour ceux qui tiennent, encore, à l’instruction publique.

Devant un tel engouement pour l’école privée, malgré des contraintes évidentes telles les frais exorbitants exigés, on peut se demander, qu’est-ce qui peut bien pousser un parent à faire le choix du privé? Voici quelques théories.

  • La réputation de ces écoles;
  • le taux de succès élevé;
  • tradition familiale;
  • des programmes innovateurs;
  • des programmes ciblant des clientèles particulières;
  • des programmes de qualité, offerts à tous sans discrimination;
  • l’absence de syndicat, dans bien des écoles privées;
  • l’encadrement des élèves, pendant et après les heures de classe;
  • la relation avec les parents.

Je vais aborder les quatre derniers éléments qui ne sont pas souvent examinés dans la littérature populaire, trop souvent intéressée au taux de réussite et à la sélection des élèves. Cette vision n’est que partielle, à mon avis, il existe d’autres motifs derrière le choix des parents qui méritent réflexion.  D’abord, comme les parents paient pour les services au privé, ils seraient hors de question d’offrir des programmes discriminatoires. La plupart des écoles privées offrent des programmes de qualité, ce même pour les élèves réguliers. Les élèves sont séparés pour certains cours selon leurs aptitudes scolaires spécifiques. Un élève fort en mathématiques et faible en français, recevra les services à la carte, ceux dont il a besoin. Or,   à la Commission scolaire Lester B.Pearson, les élèves appartiennent à un cheminement totalement enrichi ou régulier.  De plus, souvent, des frais sont exigés en contre-partie à l’inscription à  un projet particulier  La résultante de ce choix étant que les jeunes éprouvant des difficultés et les pauvres n’ont pas accès aux projets enrichis. Ils sont regroupés dans le même cheminement, le régulier peu importe la nature ou l’étendue de leurs difficultés.Pour ces raisons, bon nombre de parents ayant les moyens financiers optent pour les écoles privées où leur enfant éprouvant des difficultés aura des meilleurs services.

Ensuite, l’absence de syndicat, dans la majorité de ces écoles privées change la donne à bien des points de vue. Selon mes observations, lors de leur embauche, les enseignants du secteur privé s’engagent à participer à la vie extra scolaire, d’une manière ou d’une autre. Cet engagement, permet d’offrir des services de qualité à l’extérieur des heures de classe. Des services offerts par des professionnels de l’éducation ou sous leur responsabilité. Cet état de fait contraste avec l’absence des enseignants après les heures de classe à la commission scolaire. Notamment, au primaire, plutôt que d’offrir des services extra scolaires par des professionnels de l’éducation, ce sont des agences qui offrent des activités payantes plus ou moins intéressantes. Il n’y a plus d’équipes sportives au primaire. Au lieu, on offre pendant les heures de classe, des journées sportives. Au secondaire, il existe bien quelques braves enseignants qui accompagnent les équipes sportives ou  musicales mais c’est parce qu’ils choisissent de le faire et non pas parce que c’est une obligation.

Encore, la relation des enseignants avec les parents, selon mes observations, est totalement différente au privé. Principalement, au privé un parent est aussi un client qui reçoit l’écoute et l’attention qu’il mérite. Dès qu’un élève présente des difficultés, le parent est informé. Souvent, les parents sont hautement scolarisés, pas question de leur donner des réponses vagues ou de déroger aux règles de l’établissement et encore moins à la Loi sur l’instruction publique. Avec le temps, un enseignant du secteur privé développe des compétences supérieures en ce qui a trait à la reddition de comptes, une attitude professionnelle envers le parent-client. En opposition, à la commission scolaire  l’attitude des responsables semble se résumer à ceci: le parent qui n’est pas content n’a qu’à quitter l’école ou mieux la commission scolaire. Une rencontre avec le parent est souvent un monologue où le parent se fait expliquer la décision de l’enseignant.

Bref, en se qui concerne l’attrait des parents envers le secteur privé,  les commissions scolaires et le personnel enseignant, à bien des égards, sont impuissants. Cependant, dans le cas de la Commission scolaire Lester B.Pearson, elle peut encore agir en ce qui a trait: à la discrimination exercée envers les élèves en difficultés et les plus pauvres; une mise à niveau de ses services extra scolaires; un rehaussement de la qualité des relations avec les parents. Ceci en tenant compte de ce qui se passe dans le secteur privé. Du côté anglophone, c’est une question de survie. Devant l’état actuel des choses, le temps  ne serait- il pas propice pour considérer ce qui se cache derrière ces départs massifs des parents?

Pour cela, il faudrait donner parole aux parents, les vrais, ceux dont les enfants fréquentent l’école. Cela ne sera possible que lorsque  la commission scolaire et le personnel des écoles se détacheront de cette mentalité de club  qui remet entre les mains de membres associés, les pouvoirs et fonctions politiques des parents. Un virage démocratique en faveur de la participation du plus grand nombre de parents est nécessaire.

Le ministre Yves Bolduc veut que davantage de décisions soit prises dans les écoles

Source: Le Journal de Montréal

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, veut que des décisions comme l’interdiction de friandises dans les écoles, même à l’Halloween, soit prises par les écoles et non par les commissions scolaires.

C’est ce qu’il a indiqué mardi matin, en marge d’un point de presse à Québec. «Nous croyons dans une plus grande autonomie aux écoles. La décision pourrait être prise à un autre niveau. On va prôner que ce type de décision très locale soit prise au niveau de l’école», a-t-indiqué, tout en répétant que le projet de loi qu’il déposera sous peu comprendra aussi des mesures pour donner davantage de pouvoir aux écoles.

Samedi, le Journal rapportait que la commission scolaire des Premières-Seigneuries, à Québec, avait décidé que d’ici deux ans, leurs élèves n’auront plus le droit de manger des friandises ou gâteries à l’école, sous aucun prétexte. Présentement, les enfants peuvent déroger aux règles deux fois par année, lors d’activités spéciales organisées pour Noël ou l’Halloween par exemple. Mais d’ici deux ans, aucune exception à la politique sur les saines habitudes de vie ne sera tolérée.

La Coalition avenir Québec a dénoncé la situation hier, affirmant qu’il s’agissait d’une «belle illustration d’un système dysfonctionnel».

La Fédération des comités de parents pensent aussi que ce type de décision devrait être prise dans chaque école, en consultation avec les parents.

Les écoles manquent d’autonomie

Source: Le Journal de Montréal,   Daphnée Dion-Viens

La décision d’une commission scolaire d’interdire les friandises à l’école, même lors de jours de fête comme l’Halloween, est le «symptôme d’une maladie plus grave» qui illustre à quel point les écoles manquent d’autonomie, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).

«C’est une belle illustration d’un système dysfonctionnel. Des parents qui siègent sur le conseil d’établissement d’une école ne peuvent même pas décider de donner des petits cœurs en bonbons à la Saint-Valentin. Ils n’ont même pas cette autonomie-là», lance Jean-François Roberge, député de la CAQ et porte-parole en matière d’éducation.

Samedi, Le Journal rapportait que la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, à Québec, avait décidé que d’ici deux ans, les élèves n’auront plus le droit de manger des friandises à l’école, et ce, sous aucun prétexte.

Présentement, les enfants peuvent déroger aux règles deux fois par année, lors d’activités spéciales organisées pour Noël ou l’Halloween, par exemple. Mais d’ici deux ans aucune exception à la politique sur les saines habitudes de vie ne sera tolérée.

Selon M. Roberge, cette décision a été prise au «mauvais endroit». C’est l’école, et non la commission scolaire, qui devrait prendre cette décision, affirme-t-il.

Un point de vue partagé en partie par la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), qui croit aussi qu’une telle décision devrait être prise dans chaque école, en consultation avec les parents. «C’est chaque milieu qui doit décider», affirme sa nouvelle présidente, Corinne Payne.

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, semble lui aussi sensible à ces préoccupations puisqu’il a déjà annoncé que le projet de loi qu’il déposera ce printemps renfermera de nouvelles mesures pour donner davantage d’autonomie aux écoles.

Quant à la décision de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, le sujet fera l’objet de discussions lors d’une prochaine rencontre des élus, a indiqué hier le président René Dion. Il est cependant trop tôt pour dire si la décision pourrait être modifiée.