195 millions $ versés directement aux écoles

Source: DAPHNÉE DION-VIENS, Le Journal de Québec

Pour la prochaine année scolaire, Québec versera 195 millions $ directement aux écoles alors que les commissions scolaires n’auront pas de droit de regard sur cette somme, une première.

Le Conseil du Trésor vient d’adopter les règles budgétaires 2016-2017, dont Le Journal a obtenu copie, qui avaient été soumises à une consultation il y a quelques semaines.

Comme l’écrivait Le Journal début juin, le gouvernement Couillard passe de la parole aux actes en donnant davantage d’autonomie aux écoles. Il leur versera près de 200 millions $ répartis dans 14 enveloppes différentes, ce qui représente 2% des 9,5 milliards $ versés aux commissions scolaires en 2016-2017.

Les écoles pourront décider elles-mêmes comment dépenser ces sommes et dans certains cas, comme le programme d’aide aux devoirs, l’argent pourra être utilisé différemment.

Il ne sera toutefois pas possible de dépenser à d’autres fins l’argent dédié à l’achat de livres, à l’aide alimentaire ou aux actions pour lutter contre l’intimidation, la violence et la radicalisation, ce que déplore Mme Boucher. Une école située à côté d’une bibliothèque municipale devrait pouvoir utiliser autrement cet argent, illustre-t-elle.

Mêmes sommes, plus d’écoles

En réponse à des critiques formulées dans le réseau scolaire, Québec élargit aussi le nombre d’écoles qui auront accès aux mesures visées par le réinvestissement annoncé, comme le renforcement du français au début du primaire, tout en permettant aux écoles d’utiliser ces sommes pour d’autres matières au besoin. Les sommes prévues n’ont toutefois pas été bonifiées.

Québec prévoit par ailleurs une modeste hausse du financement des services de francisation, puisque 5 millions $ supplémentaires y seront alloués.

Si l’éducation devenait fierté nationale

Source: MARIO DUMONT, Journal de Montréal

En ce jour de fête nationale, rien ne me rendrait plus fier que de voir le Québec viser les plus hauts sommets dans l’éducation de ses jeunes.

S’il est une chose très positive à retenir de la dernière session parlementaire, c’est la nouvelle priorité à l’éducation qui semble soudainement faire l’unanimité. Tous les partis entonnent maintenant le même hymne. S’agit-il d’une mode saisonnière, d’une idylle d’un printemps? Ou peut-on plutôt croire à une tendance durable chez nos partis politiques?

En début de printemps, la CAQ a tenu un colloque sur l’éducation au terme duquel François Legault a annoncé qu’il en ferait sa priorité lors de la prochaine campagne électorale.

Intérêt partagé par tous

Règle générale, une telle annonce n’énerve personne. L’éducation au Québec ne présente aucun intérêt du point de vue électoral. Les adversaires de Legault auraient pu se contenter de présumer que Legault s’en allait se casser la margoulette avec ce thème, comme tous les autres qui ont misé sur l’éducation dans le passé.

Or ce ne fut pas leur réaction. Les autres partis n’ont pas laissé un pouce d’espace à la CAQ. En peu de temps, les libéraux ont eux aussi mis le cap sur l’éducation, dans le discours comme dans l’action. L’ajout de classes de maternelle quatre ans à temps plein dans les milieux défavorisés a servi à marquer le pas.

Le gouvernement libéral et son chef ont parlé plus énergiquement de donner la priorité à l’éducation au cours des dernières semaines. Le premier ministre aime nommer ce secteur en premier lorsqu’il parle des réinvestissements possibles avec l’équilibre budgétaire. D’ailleurs, monsieur Couillard a choisi une école primaire comme décor pour exposer son bilan de fin de session.

Même son de cloche du côté du meneur dans la course à la direction du Parti québécois. Alexandre Cloutier a aussi fait de l’éducation un cheval de bataille. Il a suggéré d’en faire une «priorité nationale», allant même jusqu’à promettre la gratuité de tout le matériel scolaire.

Des gestes courageux

En parallèle des partis politiques, un collectif de Québécois de toutes les provenances a signé un manifeste qui réclame une école publique plus exigeante et plus inspirante. Anciens du PLQ, du PQ ou de la CAQ, ils ont fait des propositions excellentes pour rehausser l’école québécoise.

En même temps, ils ont posé la vraie question. Ils ont secoué des tabous parce qu’ils ne sont plus en politique active. Ceux qui sont en place aujourd’hui sont-ils prêts à prendre le taureau par les cornes pour vraiment améliorer l’éducation? La société québécoise est-elle réellement prête à se mobiliser autour d’une meilleure école?

Les enseignants devraient être formés et traités comme des professionnels. Mais la création d’un ordre professionnel des enseignants fait l’objet d’une éternelle guerre syndicale. Prêts à secouer le pommier?

Il s’agit d’un exemple. Plusieurs propositions pour une meilleure éducation requièrent du courage. J’encourage tous les partis à rester sérieux dans leur engagement en faveur de l’éducation et surtout à mettre de la chair autour de l’os.

Campagne électorale 2018: des débats musclés sur l’éducation…j’ai hâte!

Change is on the way!!!

Our MNAs return to work on September 15th when the new Bill 105,  An act to amend the Education Act, will be adopted. Change is indeed on the way with Bill 105 – a renewed vision for education in Quebec – a serious commitment by the Liberal government to bring about much needed changes to an antiquated, inefficient and corrupt system of school board governance.

Although Anglo interest groups, who do not have the legal legitimacy to represent the English community, declared victory with the demise of Bill 86, the government with its Bill 105 is signalling a new era in educational reform where school administrators, teachers and parents, the real stakeholders, will finally have the power to really empower students.

Change, demanded by in-school administrators and parents, is indeed on the way.  

To all  our viewers and followers, have a wonderful summer and above all, be safe.

Luc and Bev

It is not Uber when the Québec Liberal government considers a taxi service more important than the success of the province’s students. The PLQ dropped the Bill 105 ball.

You figure a government be more concerned about education than Uber but opt to put off the success of students for an indefinite by not enacting Bill 105 before summer recess.

You figure a government be more concerned about education than Uber but  LIberal party opts to put-off success of students for an indefinite time by not enacting Bill 105 before summer recess.

 

 

Pourquoi empêchons-nous la prise de décision de se prendre dans les écoles en fonction des besoins des élèves?

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Le projet de loi 105 doit être adopté dès la reprise des travaux parlementaires

Les élèves du Québec en sortent gagnants

Montréal, le 9 juin 2016 – La Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE) presse le gouvernement d’adopter le projet de loi 105 dès la reprise des travaux parlementaires. Lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 86, les partenaires du réseau de l’éducation ont déployé temps et énergie afin d’émettre leurs recommandations. « Le dépôt du projet de loi 105 ne doit pas engendrer de délais supplémentaires. Il est temps d’avancer et d’agir concrètement pour nos élèves » d’affirmer Lorraine Normand-Charbonneau. « Pourquoi empêchons-nous la prise de décision de se prendre dans les écoles en fonction des besoins des élèves? Qu’y a-t-il de mal à ce que l’argent arrive directement dans nos écoles? » se questionne la présidente.

Les élèves du Québec en sortent gagnants Le projet de loi 105 s’inspire des commissions scolaires ayant un modèle de gestion décentralisée, efficace, efficient et favorisant une concertation entre l’ensemble des acteurs de l’école. « Les décisions qui se prennent en concertation permettent de mieux répondre aux besoins particuliers de chaque élève et de chaque milieu », ajoute la présidente. Le comité de répartition des ressources tel que proposé par le projet de loi existe déjà dans des commissions scolaires de la province. Il place les directions au cœur des décisions en leur permettant d’émettre des recommandations quant à la réussite et au bien-être de tous les élèves. « Plus les décisions sont prises près des élèves, plus elles ciblent les besoins réels », explique Lorraine Normand-Charbonneau.

Reconnaître l’expertise des directions d’établissement scolaire La présidente de la FQDE se réjouit que le gouvernement balise le fonctionnement des commissions scolaires permettant ainsi aux directions d’assumer pleinement leur rôle. « Dès la reprise des travaux parlementaires, plus que jamais, vous entendrez parler de la FQDE ». La présidente entend s’assurer que ce projet de loi se concrétise, rapidement, correctement, qu’il ne soit pas la proie de mille et une interprétations et que la prise de décisions et les ressources soient véritablement décentralisées vers les écoles. « Il en va de la réussite de nos élèves », conclut Lorraine NormandCharbonneau.

Source :
Michèle Demers
Conseillère aux communications et à la vie politique FQDE
(514) 923-6859 FQD

La FQDE est le principal organisme professionnel représentant plus de 2 200 directions d’établissement d’enseignement provenant de 21 associations régionales. La mission de la Fédération est de promouvoir le développement professionnel et l’excellence dans la direction des établissements d’enseignement au Québec et de défendre les droits des directions et directions adjointes d’établissement d’enseignement.

Les recommandations des parents ont été écoutées mais le temps presse !

Fédération des comités de parents du Québec

Dépôt du projet de loi no 105

Les recommandations des parents ont été écoutées mais le temps presse !

Québec, le 9 juin 2016 — La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) est heureuse de constater que les demandes des parents ont été entendues dans l’élaboration du projet de loi no 105, Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique.

« À la veille de la fin des travaux parlementaires, le ministre de l’Éducation a déposé ce matin un projet de loi qui rejoint plusieurs demandes des parents au cours des années. Mieux vaut tard que jamais! Le contenu de ce projet de loi prouve que les recommandations faites par la FCPQ au cours du processus entourant le défunt projet de loi no 86 ont été prises en considération. Des changements qui faisaient aussi consensus chez la majorité des intervenants qui ont fait valoir leur opinion devant les parlementaires », souligne la présidente de la FCPQ, madame Corinne Payne.

Parmi les demandes répétées de la FCPQ qui se retrouvent dans la nouvelle proposition de loi, on retrouve le droit de vote des parents, la décentralisation de l’argent et des décisions vers les écoles, l’élargissement de la procédure de traitement des plaintes, le comité de répartition des ressources, l’allègement du processus de reddition des comptes et le principe de subsidiarité. « Nous sommes heureux de constater que le gouvernement a écouté les parents et que le projet de loi présenté par le ministre Sébastien Proulx rejoint des demandes et des éléments auxquels les parents sont favorables », spécifie Corinne Payne.

Il faut agir rapidement !

Si la Fédération est satisfaite de ce dépôt, elle s’inquiète toutefois des délais entourant son adoption. « Le réseau a été paralysé une partie de la dernière année scolaire en raison du projet de loi no 86, qui a mobilisé tous les intervenants du monde scolaire. La nouvelle mouture présentée par le ministre contient des éléments qui font consensus, mais il reste quand même juste 24 heures pour l’adopter si on veut commencer la prochaine année scolaire sur une base d’application de la loi et non d’interprétation », ajoute la présidente de la FCPQ.

Cette dernière est d’ailleurs très étonnée que l’opposition officielle ait demandé des consultations particulières sur la question.

« Une soixantaine d’intervenants sont passés en commission parlementaire ce printemps. Les parlementaires savent ce que les différents groupes veulent et ne veulent pas. Refaire des consultations, c’est de la partisannerie pure et simple et c’est laisser trainer les choses volontairement… Après tout ce que le réseau a vécu au cours de cette année, il serait irresponsable de ne pas prendre de décision rapidement à ce sujet. Irresponsable envers le réseau, les administrateurs, les parents engagés et surtout, les élèves. »

La Fédération des comités de parents du Québec estime que le temps est venu de prouver que l’éducation est belle et bien une priorité nationale, peu importe l’allégeance politique. « On ne veut pas rejouer, l’an prochain, dans le même film que cette année. Le statu quo n’est plus possible! J’implore donc la collaboration et l’ouverture de tous les élus et partenaires du milieu de l’éducation afin que cette loi soit mise en application au plus tard le 30 septembre prochain. Il faut sortir le corporatisme et la partisannerie du débat si on veut vraiment faire de l’éducation une priorité nationale », conclut Corinne Payne.

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Profil de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)

La FCPQ regroupe, depuis près de 40 ans, les comités de parents des commissions scolaires du Québec et soutient les parents bénévoles soucieux de la participation parentale au sein des écoles publiques primaires et secondaires dans le but d’assurer la qualité de l’éducation offerte aux enfants.

 

Source :

Crystel Jobin-Gagnon
Conseillère en communications
Téléphone : (418) 667-2432
Cellulaire : (581) 985-7137
Courriel : communications@fcpq.qc.ca

Assemblée nationale du Québec: le projet de loi 105 modifiant la Loi sur l’instruction publique a été présenté.

Loi 105

 

Commissions scolaires: de nouveaux pouvoirs pour le ministre Proulx

Source: LaPresse, Tommy Chouinard

Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx présentera aujourd'hui un nouveau projet de loi à l'Assemblée nationale, charcutant ainsi la majeure partie de la réforme de son prédécesseur François Blais, qui visait à abolir les élections scolaires. PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx présentera aujourd’hui un nouveau projet de loi à l’Assemblée nationale, charcutant ainsi la majeure partie de la réforme de son prédécesseur François Blais, qui visait à abolir les élections scolaires.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

(Québec) Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’arroge de nouveaux pouvoirs de directives et de contrôle sur les commissions scolaires, comme avait l’intention de le faire son prédécesseur François Blais, a appris La Presse.

M. Proulx consacrera aujourd’hui l’abandon du projet de loi 86 de son prédécesseur François Blais en le remplaçant par un autre qu’il déposera à l’Assemblée nationale.

Sébastien Proulx charcute donc la majeure partie de la réforme de son prédécesseur, qui visait à abolir les élections scolaires. Ces dernières sont finalement maintenues, comme l’a annoncé le ministre en entrevue avec La Presse le 13 mai dernier. Il disait alors que son intention était de conserver les éléments de la réforme qui ont fait consensus lors des consultations en commission parlementaire.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s’était réjouie de la volte-face du gouvernement au sujet des élections scolaires, mais une autre mesure risque de lui déplaire.

Sébastien Proulx reprend les intentions de son prédécesseur en se donnant de nouveaux pouvoirs, a-t-on appris. Le ministre pourra émettre des directives à une commission scolaire sur son administration. Il pourra également ordonner à une commission scolaire de se soumettre à des mesures de surveillance ou d’accompagnement. Il pourra également lui imposer des mesures correctrices.

STATU QUO

Si les élections demeurent, ce ne sera pas le statu quo au sein du conseil des commissaires de chaque commission scolaire. Comme le prévoyait la réforme de l’ex-ministre Blais, le gouvernement Couillard accorde le droit de vote aux commissaires-parents. Ils n’ont qu’un droit de parole à l’heure actuelle. Québec ajoute également un poste de commissaire issu du milieu de la santé ou du sport, élu par cooptation.

Sébastien Proulx maintient la décentralisation du pouvoir vers les écoles proposée par son prédécesseur. Les commissions scolaires seront obligées de créer un comité de répartition des ressources, composé en majorité de directeurs d’école. La mission des commissions scolaires sera modifiée afin de préciser qu’elles servent à soutenir les écoles.

 

Education democracy needs freedom


Source: Robert Frank, The Suburban

Photo Yves Charlebois Chris Eustace with Minister of Education Sébastien Proulx

Photo Yves Charlebois
Chris Eustace with Minister of Education Sébastien Proulx

Education Minister Sébastien Proux has proved his political mettle as a superlative listener. He heard the clamour against abolishing elections for the province’s school boards and withdrew wildly unpopular legislation, Bill 86.

Quebec schools still need reform though. Proulx has said as much, and is expected to unveil a new, alternate set of reforms on Friday, June 10.

Top of the wish list is to hold school board elections at the same time as municipal elections in every town throughout the province, currently slated to be held on Nov. 5, 2017.

To do so will take legislation to trim school commissioners’ current mandate which runs until 2018.

More reform than merely tinkering with elections is needed to ensure that education democracy remains effective though. Democracy means more than going to the polls to cast your vote every four years.

As The Suburban reported last week, Lester B. Pearson School Board chair Suanne Stein Day has, for the past two-and-a-half years banned her strongest political rival from speaking at public meetings.

She stated that the ban has the unanimous support of LBPSB’s elected commissioners. Yet when the newspaper asked that they each be canvassed on the ban for the public record, Stein Day invoked Section 155 of the Education Act, which states that “the chair is the official spokesman for the school board.” She had previously told the newspaper that reporters are “not allowed” to talk to the elected commissioners. “It’s the law,” she stated.

However, the same law also stipulates in Section 168 that “a question period must be provided at each public meeting during which the persons present may put oral questions to the commissioners.”

You can’t have it both ways. True democracy requires free speech, and the elected must remain individually accountable for their political decisions. The alternative is democracy-for-show whilst the school board chair calls all the shots. That puts too much unchecked power in one person’s hands.

Some of the suggestions that Eustace offered Proulx when he met the Minister seem sound. The best idea is to form the education equivalent of Quebec’s Municipal Commission, an independent body where anyone can file a complaint.

School boards spend hundreds of millions of dollars each year—nearly $300 million at LBPSB alone. Right now, they run their own elections and hire their own ombudsman and ethics commissioners. Putting these offices at arms length is essential.

Likewise, Eustace is right to ask the province to set forth clear rules to prevent elected officials from selling to education institutions after they leave office.

Above all, when he announces his reforms on Friday, the Minister of Education needs to clarify Section 168, to prevent it from being used to gag the people’s elected representatives.

Stein Day was incorrect when she referred to “my council meeting”, when she spoke to The Suburban’s Chloë Ranaldi last week. She is not its owner. Rather, it is the citizens’ chamber, and she its temporary steward.

Québec donne de l’air aux écoles. Québec verse des allocations directement aux écoles.

Source: Journal de Montréal, DAPHNÉE DION-VIENS

Canadian-dollar-visual-CAD-351x185Québec accorde davantage d’autonomie aux écoles, en leur donnant davantage de flexibilité dans la façon de dépenser les sommes octroyées pour l’an prochain.

Le ministère de l’Éducation a récemment consulté des acteurs du réseau sur son projet de règles budgétaires, un document détaillé qui précise la façon de dépenser les 9,5 milliards accordés aux commissions scolaires pour 2016-2017.

Pour la première fois, Québec verse des allocations directement aux écoles, sur lesquelles les commissions scolaires n’auront aucun droit de regard. Ces écoles pourront décider, totalement ou en partie, comment dépenser ces sommes selon leurs besoins.

Des écoles pourront utiliser l’argent versé par Québec pour l’achat de livres afin de financer d’autres services plus urgents, si les rayons de la bibliothèque scolaire sont assez garnis. Le même scénario est prévu pour l’aide aux devoirs.

Les écoles pourront aussi décider de se regrouper avec d’autres établissements pour maximiser les sommes disponibles, afin d’embaucher du personnel.

«Un bon début»

Pour la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, il s’agit d’un «premiers pas» dans la bonne direction.

«C’est un bon début. On commence à voir la volonté ministérielle de donner davantage d’autonomie aux écoles», affirme sa présidente, Lorraine Normand-Charbonneau, qui réclame depuis des années davantage de marge de manœuvre afin de mieux répondre aux besoins des élèves.

Des craintes

De son côté, la Fédération des commissions scolaires craint plutôt que cette décentralisation n’entraîne des problèmes d’équité et des coûts supplémentaires.

Dans le cas de l’aide alimentaire, les économies d’échelles réalisées par les achats regroupés au sein des commissions scolaires ne seront plus possibles, peut-on lire dans le mémoire transmis au gouvernement.

Les commissions scolaires soulignent par ailleurs que la décentralisation vers les écoles prévue pour l’an prochain est difficile puisqu’en cette fin d’année scolaire, plusieurs décisions sont déjà été prises pour l’an prochain.

Les commissions scolaires réclament par ailleurs un réel réinvestissement afin de mettre fin au «sous-financement chronique» des services offerts notamment aux élèves allophones et en difficulté.