Les Fédérations des commissions scolaires

Les Fédérations des directions d’établissement d’enseignement

Les Syndicats

Study Supports ACDSA’s Longtime Position That Schools’ Governing Boards Must Have Greater Autonomy or be Autonomous.

A study undertaken by Lucie Lalanette  (P.H.D. en sciences de l’éducation) and supported by the President of  Conseil supérieur de l’éducation du Québec, Claude Lessard was released on December 20, 2014 by the FQDE (la Fédération québécoise des directionsd’établissement d’enseignement)

The study entitled “Gouvernance scolaire au Québec:Représentations chez les directions d’établissement d’enseignement et modélisation” endorses the position of the overwhelming majority of in-school administrators (principals and vice-principals) and the position of  Citizens for Democratic & Autonomous Schools (ACDSA) that schools must have greater autonomy in order to  better address the needs of their student population and the specific communities they serve. Please find below the press release issued by la Fédération québécoise des directionsd’établissement d’enseignement.

For your personal copy in pdf format:  fqde_study_press_ release

 

Des directions d’établissement scolaire proactives dans l’amélioration du système d’éducation

ANJOU, QC, le 20 déc. 2014 /CNW Telbec/ – Après avoir dénoncé depuis plusieurs années la nécessité de revoir la structure du système d’éducation québécois, la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE) publie l’étude Gouvernance scolaire au Québec : Représentations chez les directions d’établissement d’enseignement et modélisation. Cette étude menée par Lucie Lalancette P.H.D. en sciences de l’éducation et dont la préface est signée par Claude Lessard, professeur émérite à l’Université de Montréal et président du Conseil supérieur de l’éducation du Québec, propose un modèle d’administration scolaire, adaptable d’une région à l’autre, plaçant les élèves au cœur des décisions.

Des décisions près des élèves favorisent leur réussite scolaire
L’étude définit la bonne gouvernance scolaire comme une gouvernance de proximité qui permet aux directions d’établissement d’enseignement de piloter leur école de manière efficiente et accorde la latitude, plus qu’essentielle, aux principaux acteurs de la réussite éducative qui œuvrent jour après jour dans l’école. « Les constats qui y sont évoqués démontrent clairement une amélioration de la réussite des élèves lorsque les décisions sont prises plus près d’eux et lorsque la direction, avec son équipe-école et son conseil d’établissement, a la possibilité d’être autonome dans sa prise de décisions » d’affirmer Lorraine Normand-Charbonneau, présidente de la FQDE.

Dès le début du mois de janvier, la FQDE rencontrera les différents partenaires de l’éducation afin de leur partager les constats de cette importante étude, constats qui sont d’ailleurs au cœur de l’avenir de l’école publique.

Un ministre ouvert à une gouvernance scolaire de proximité
Rencontré à plusieurs reprises pour discuter du sujet, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, s’est montré très ouvert au modèle de gouvernance de proximité présenté par la FQDE et par madame Lucie Lalancette. Madame Normand-Charbonneau est convaincue que cette étude alimentera les réflexions en plus d’inspirer les prochaines modifications au système d’éducation québécois en faveur de l’élève et des écoles.

La FQDE est le principal organisme professionnel représentant plus de 2 100 directions d’établissement d’enseignement provenant de 22 associations régionales. La mission de la Fédération est de promouvoir le développement professionnel et l’excellence dans la direction des établissements d’enseignement au Québec et de défendre les droits des directions et directions adjointes d’établissement d’enseignement.

 SOURCE Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)

Renseignements : Michèle Demers, Conseillère aux communications et à la vie politique, FQDE, 514.923.6859

 

Gestion scolaire:des modifications souhaitées par les directions d’établissement

Source: La Presse canadienne

La Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE) a choisi d’ajouter son grain de sel dans le cadre de l’actuel débat public sur l’avenir du système d’éducation.

Cet organisme professionnel a commandé auprès de la chercheuse Lucie Lalancette une étude visant à décortiquer la gouvernance scolaire dans la province.

Il est possible d’y lire qu’une forte tendance à la centralisation est observable, depuis belle lurette, contribuant ainsi à renforcer la hiérarchie au sommet de laquelle trône le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Or, selon le rapport, «l’autonomie d’une direction d’école est une condition de son efficacité».

C’est la raison pour laquelle son auteure plaide en faveur de l’instauration d’une forme de gestion de proximité qui doit être suffisamment flexible pour pouvoir varier en fonction des particularités locales.

Sans grande surprise, cette idée reçoit l’aval de la présidente de la FQDE, Lorraine Normand-Charbonneau.

En entrevue à La Presse canadienne, elle a soutenu que les directions d’établissement d’enseignement ont remarqué, depuis plusieurs années, une perte d’autonomie dans leur travail.

Elle a ajouté qu’elles doivent composer «avec beaucoup de bureaucratie […], avec des moyens décidés d’avance et avec des objectifs de performance qui ne sont pas nécessairement [représentatifs] des attentes des écoles».

«Ça se décide en haut et en bas, on exécute», a-t-elle déploré.

Or, d’après Mme Normand-Charbonneau, «les constats qui sont évoqués [dans le rapport] démontrent clairement une amélioration de la réussite des élèves lorsque les décisions sont prises plus près d’eux» car, dans un tel contexte, les choix qui sont effectués «reflètent les besoins des milieux».

Elle a souligné que leurs chances de réussite augmentent «lorsque la direction […] a la possibilité d’être autonome» et de jouir d’une grande latitude.

Lorraine Normand-Charbonneau est convaincue que le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, est sensible à de pareils arguments.

Elle a remarqué que lorsqu’elle a eu l’occasion de le rencontrer, il n’avait pas encore le document entre les mains, mais qu’il tenait, tout de même, des propos qui s’apparentaient aux conclusions tirées par Lucie Lalancette.

«M. Bolduc a dit qu’il voulait que les décisions se prennent près de l’élève, dans l’école. Il a aussi parlé de gouvernance de proximité», a-t-elle rapporté.

Mme Normand-Charbonneau souhaite de tout cœur que le dialogue puisse se poursuivre avec M. Bolduc sur la base des constats ayant été dégagés dans l’étude.

«C’est un outil de développement, de réflexion rempli de pistes de développement intéressantes», a-t-elle lancé d’un ton optimiste.

Comités exécutifs glonflés: commissions scolaires Marie-Victorin et Lester B.Pearson

Source:

Dès la première réunion de leur conseil respectif, les conseillers de deux commissions scolaires (Marie-Victoin, voir l’article de L.Leduc; Lester B.Pearson, rencontre de novembre) ont entériné des résolutions visant à former un conseil exécutif auquel la majorité des conseillers appartiendront pour l’année en cours. Le salaire des conseillers à la Commission scolaire Marie-Victorin passera de 9 416,53$ à 10 746,44$. Une augmentation de 14% en cette période austère. Pour l’année scolaire en cours, c’est  près de 22 000$ de plus qu’il faudra amputer du budget de la Commission scolaire Marie-Victorin afin de payer les  membres du conseil exécutif. Évidemment, le ministre Bolduc dénonce la situation, mais est-ce vraiment aussi grave?

Il faut dire, qu’en raison de la réduction du nombre des conseillers, la tâche de ces derniers augmente de manière considérable.  En effet, ces derniers devront siéger dans plusieurs comités. Même s’ils reçoivent des compensations pour leur participation, c’est pas beaucoup si on compare ces sommes avec les autres élus aux niveaux provincial et fédéral. De plus, même si ce travail n’ est pas considéré comme un travail à temps plein, plusieurs élus y consacrent beaucoup de temps, certains font même carrière à la commission scolaire. Il n’est pas rare de voir, des anciens président(e)s de commissions scolaires, fort de leur expérience ou de leur popularité, se lancer en politique provinciale ou fédérale. C’est vrai qu’en fin de carrière politique cela permet de recevoir un meilleur salaire et peut-être d’obtenir une pension, bien méritée après toutes ces années passées en politique.

Au fait, comment se fait-il que les élus scolaires soient si mal traités: des salaires minables, pas de pensions et pas de compensations? Au point de vue professionnel, il semble que c’est le dernier endroit où un politicien de talent, qualifié, populaire voudrait oeuvrer, non? Au bout du compte, on peut se demander si les conditions de travail actuelles sont conductrices à une bonne gestion de la commission scolaire? Je ne pense pas, parce que ces conditions deviennent une barrière au recrutement de talent. D’ailleurs, on peut penser que le traitement des élus scolaires conduit également à plusieurs dérapages: manque de relève, hégémonie, manque de transparence, dépenses superflues (compensations pour travail mal rémunéré), manque de volonté pour mobiliser la population, incapacité de jouer un rôle politique, etc…

Ne sommes-nous pas rendus à faire un choix: maintenir ce système boiteux ou tourner la page ?

Pourquoi ne pas viser pour la qualité, l’efficacité, l’équité? Si on veut de la qualité, soit qu’on offre des conditions acceptables aux élus afin de recruter les meilleurs ou bien qu’ on abandonne l’idée de la démocratie au niveau de la commission scolaire. Dans ce cas, on les transforme en centres de services gérés par un personnel compétent., formé en administration bien au fait de la Loi sur l’instruction publique, efficace.  De toute façon, comme il n’y a pas de parti politique, pas d’opposition,  les élus scolaires, qui bien souvent n’ont pas de formation, passent leur temps à administrer, ce dans un climat d’incertitude et de précarité. Par ailleurs, en éliminant les biais politiques, on pourrait à mon avis rendre les commissions scolaires plus équitables en les soumettant aux mêmes règles du jeu.

En ce qui a trait aux écoles, il faudrait surtout pas être naïfs et croire que l’exercice de la démocratie y serait mieux. Arrêtons de nous leurrer, ce sont les enseignants et leur syndicat qui dictent la voie à suivre. Les parents n’ont aucune chance contre l’ordre établi. C’est pourquoi, je pense que les comités de parents devraient négocier directement avec le syndicat. Il devrait également demander une reddition de comptes à ce dernier. Entre-autres comment se fait-il que les pouvoirs et fonctions des parents, tels que prévus par la Loi sur l’instruction publique (LIP), ne sont pas respectés? Comment, le syndicat des enseignant(e)s peut-il légitiment outrepasser la LIP et delà ne pas respecter  les chartes canadienne et québécoise; les conventions internationales qui protègent le droit des parents en ce qui à trait à l’éducation de leurs enfants?

Bref, 22 000$, à partager entre une dizaine de conseillers dont la tâche augmente de manière considérable, semble bien peu lorsque l’on apprend qu’une ministre libérale dépense près de 35 000$ pour la location d’un bureau ou encore un autre ministre aménage un bureau pour près de 230 000$. Il y a bien d’autres problèmes plus pressants dans les commissions scolaires qui mériteraient notre attention, au premier chef l’exercice de la démocratie en milieu scolaire.

Commissions scolaires: une mission sociale ou commerciale?

Source:

J.P Robillard de Radio Canada rapporte que la firme  Raymond Chabot Grant Thornton a commencé à vérifier les comptes de la Commission scolaire de Montréal. Le ministre Bolduc cherche à mieux comprendre le fonctionnement et l’administration de la commission scolaire. C’est la seconde vérification à laquelle est soumise la commission scolaire depuis trois ans. Dans le rapport précédent de la firme PriceWaterHouseCoopers (PWC) plus de 20 recommandations avaient été formulées.

Selon l’ancienne ministre de l’Éducation Marie Malavoy la commission scolaire s’est éloignée de son mandat:

“On dirait qu’ils se donnent une mission sociale, ce que ne se donnent pas nécessairement d’autres commissions scolaires.”

On reproche à la CSDM de prendre des décisions politiques qui ne sont pas nécessairement pour le bien des enfants.

Toujours dans le même article, la firme PWC proposait des pistes de solution, entre-autres, l’augmentation des coûts de locations pour les organismes communautaires qui utilisent les locaux à rabais. On reproche également à la commission scolaire de dépasser la norme en ce qui a trait au nombre d’employés d’entretien, soit 14% de plus élevé qu’ailleurs. Les déficits accumulés depuis 2008 totalisent plus de 100 millions. Selon François Legault de la CAQ et ancien ministre de l’Éducation, les déficits à répétition à la Commission scolaire de Montréal ne sont pas équitables envers toutes les autres commissions scolaires, du moins celles qui respectent leur budget.

Notons ici que plusieurs écoles de la CSDM sont situées dans des secteurs défavorisés et que le parc immobilier de la CSDM est vétuste. Donc, certaines recommandations me semblent exagérées. Comment peut-on charger plus cher pour des locaux loués à des organismes qui n’ont pas de fonds? Notamment plusieurs programmes sportifs communautaires offerts aux élèves visant à vaincre le décrochage scolaire sont financés par des fondations. Va-t-on vraiment risquer de mettre un terme à ces programmes en augmentant leurs coûts d’opération? Peut-être que si on tient compte de l’état des écoles, le nombre d’employés d’entretien n’est pas aussi élevé qu’on le pense? Après tout, une commission scolaire ne devrait-elle pas, en partie, se donner une mission sociale ?

En ce qui a trait au principe d’équité, je pense que le fait de respecter un budget n’est pas nécessairement garant du principe.  En effet,  lorsque l’on scrute un peu plus en profondeur les commissions scolaires anglophones qui ne sont pas déficitaires, celles qui sont situées dans des milieux socio-économiques avantagés font mieux que les autres.  Notamment, les commissions scolaires qui vont bien ont le temps de gérer des écoles internationales fréquentées par des élèves étrangers.  De plus, dans ces commissions scolaires  les frais afférents chargés aux parents augmentent chaque année: frais pour les examens d’entrées, frais pour des cours d’été, frais de scolarité de toute sorte, surcharge pour des activités offertes par des entreprises privées, frais pour le matériel technologique, frais pour les bris de matériel, frais élevés pour la location des locaux,  etc.

D’ailleurs outre ces frais excédentaires, certaines commissions scolaires se sont dotées d’une fondation à laquelle les parents et citoyens sont invités à contribuer. Encore, des associations de bienfaisance agissent en tant que comité de parents. Ces comités plus caritatifs que parentaux sont des machines à collecter des fonds à l’école, surtout en vendant toute sorte de produits, ce sans trop se soucier des dispositions de la loi. Pour l’instant officiellement ces fonds servent à l’achat de matériel technologique. Or, malgré certains avantages, il y a un prix à payer: les écoles sont devenues distributrices de divers produits et services payants.

On dirait que les commissions scolaires les plus performantes, au point de vue budgétaire,  se donnent une mission commerciale, ce que ne se donnent pas nécessairement d’autres commissions scolaires. Lorsque l’on tient compte des effets sur les élèves moins bien nantis, on peut se demander si ces décisions politiques sont nécessairement pour le bien des enfants, tous les enfants.

Un des corollaire abservé de ce virage payant est une discrimination envers les élèves moins bien nantis.  D’une part, au niveau communautaire, l’augmentation du coût de la location des gymnases après les heures de classe fait augmenter les frais des activités sportives  prenant place à la commission scolaire. Certains enfants ne peuvent plus participer à ces activités communautaires. D’autre part, au niveau de l’école, faute de pouvoir acheter un ordinateur portable ou de pouvoir payer les frais des programmes sports-études (plus de $2000 par année)  plusieurs élèves ne peuvent pas s’inscrire à certains projets spéciaux offerts à la commission scolaire.

Si le principe d’équité est toujours important à l’école publique québécoise, est-ce vraiment  la voie à suivre?

Des augmentations de 14% pour les commissaires de Marie-Victorin

Au final, pour une année complète, la somme... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

Au final, pour une année complète, la somme de base versée à chaque commissaire élu sera de 10 746,44$, alors qu’elle était de 9416,53$ jusqu’ici.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Source: Louise Leduc La Presse

À peine un mois après avoir été élus, les commissaires de la commission scolaire Marie-Victorin, sur la Rive-Sud, ont voté une augmentation de 14% en décidant qu’ils seraient 10 (sur 13 commissaires admissibles) à siéger au comité exécutif.

Entrepris le 25 novembre, le conseil des commissaires, ajourné, s’est terminé mardi.

Seuls deux commissaires – la présidente Carole Lavallée et le commissaire David Miljour – ont voté contre les deux résolutions sous-tendant les augmentations.

Dans l’ordre du jour, il n’est indiqué nulle part que la taille du comité exécutif serait discutée (et revue à la hausse).

Dans les résolutions, il n’est écrit nulle part que l’augmentation de salaire est de 14%. Les sommes brutes sont indiquées sans comparables, et elles ne se sont pas annualisées.

Fait particulier, les membres du comité exécutif ne recevront pas de prime individuelle. C’est par le jeu de l’augmentation de la taille du comité exécutif – et, partant, de leur masse salariale globale – que la rémunération de chacun est augmentée.

Au final, pour une année complète, la somme de base versée à chaque commissaire élu sera de 10 746,44$, alors qu’elle était de 9416,53$ jusqu’ici.

La présidente Carole Lavallée, qui a voté contre les deux résolutions, signale «que la seule raison pour laquelle le nombre de personnes au comité exécutif a été haussé, c’est pour augmenter la masse salariale», et par conséquent, la rémunération de chacun, dénonce-t-elle.

«Il est inacceptable d’avoir de telles augmentations de salaire après seulement quelques semaines en poste, a indiqué David Miljour. Je n’ai encore rien fait!»

M. Miljour indique qu’il remettra les sommes supplémentaires qu’il recevra aux écoles et qu’il rendra des comptes tous les ans à ce sujet.

La commissaire Myriam Hardy, qui a voté pour les deux résolutions, a cependant demandé, en amendement, de ne recevoir que la rémunération «établie dans le cas où il n’y aurait eu que six membres au comité exécutif».

Il n’a pas été possible de parler à la commissaire Denise Girard, qui a présenté les deux résolutions en cause. Elle n’a pas rappelé La Presse; au service des communications de la commission scolaire, on nous a indiqué que la seule porte-parole, dans ce dossier, était Mme Lavallée, qui a pourtant voté contre ces résolutions.

Il a été extrêmement difficile d’obtenir un portrait complet de la situation, mais selon nos informations, les deux résolutions coûteront quelque 22 000$ à la commission scolaire.

Dans les textes des résolutions, les hausses de rémunération sont justifiées par «l’augmentation de la tâche […] [attribuable] à la diminution du nombre de commissaires», par le fait que les commissaires «devront siéger dans plus d’un comité et qu’il est important qu’ils puissent assurer le quorum lors des rencontres» et par le fait que les changements importants dans la structure des commissions scolaires demandent «l’implication de membres du conseil des commissaires».

No Austerity For Suanne Stein Days’ LBPSB but Lots of Contempt for Taxpayers and Electorate?

On Monday, December 8, 2014, the Lester B. Pearson School Board held its first Executive Committee Meeting since the school board election held
November 2.
The election also meant that school boards would now operate under the rules of Bill 88, which calls for more parent commissioners. There were four present at the meeting.
One of the items on the agenda involved the National School Boards Association Conference to be held in Nashville, Tennessee, on March 21-23, 2015.
Earlier this year, you may recall the conference was held in New Orleans, Louisiana, and cost the Pearson taxpayer over $5000 for the chairperson and chairman of the Executive Committee meeting to attend the two-day conference.
Even though the parent commissioners asked valid questions, the board approved for the chairperson and another commissioner to attend the conference. (Parent commissioners do not have a vote).
It is difficult to justify this type of expense when these conferences appear to provide little pedagogical value that could be utilized by any school or teacher in the Pearson Board. I can’t think of one useful idea that originated from these conferences.
Furthermore, isn’t Quebec undergoing an austerity plan? Moreover, this type of “lavish spending” has been rightfully criticized by the President of the Quebec Treasury board.
Why not have our own conference in one of our large high schools with a couple of hundred people attending? There are many smart Quebecers who would love to share their ideas on education matters with others.
We should spend our professional development money helping our own economy, and not squander precious school tax dollars in a different country.
Chris Eustace

Le tour du monde pour remplir des écoles

Source: LaPresse Louise Leduc

Disant vouloir ainsi compenser la perte de jeunes anglophones dans ses écoles, une commission scolaire de l’Estrie a mandaté l’une de ses employés pour qu’elle parte plusieurs fois par année à l’extérieur du pays recruter des élèves étrangers.

Eva Lettner, directrice du programme des élèves internationaux et de l’Institut mondial d’apprentissage de la commission scolaire Eastern Townships, a ainsi pris part en octobre à la mission commerciale de Philippe Couillard en Chine. Elle a ensuite poursuivi son voyage en Allemagne, en Espagne et en Croatie, en un périple qu’elle évalue à environ 8000$.

En février, elle entreprendra son troisième voyage au Mexique et elle compte aussi se rendre au Brésil.

Le voyage en Chine, comme les autres, ne figure pas à l’ordre du jour des séances du conseil des commissaires de la commission scolaire Eastern Townships. «L’autorisation de participer aux missions de recrutement m’est déléguée du directeur général, (en vertu du) budget de recrutement approuvé par le conseil des commissaires».

Le fruit de ces voyages est partagé avec deux autres commissions scolaires de la région. Soixante-dix élèves étrangers – dont 40 sont Chinois – étudient en Estrie cette année.

Interrogée sur la motivation de la commission scolaire, Mme Lettner indique en premier lieu qu’il s’agit «de promouvoir les compétences du XXIe siècle (…) dans un contexte de globalisation».

Plus tard dans l’entrevue, elle mentionnera que c’est aussi là une façon de «compenser la perte d’élèves anglophones».

Si les voyages sont fréquents, c’est parce qu’il est essentiel, dit-elle, «d’entretenir des relations avec nos agents et d’en recruter d’autres. Si on n’est pas visibles sur le marché, les gens nous oublient», insiste Mme Lettner.

Le développement de marché fait-il partie de la mission des commissions scolaires? «On a besoin d’élèves et l’internationalisation est notre priorité», répond Mme Lettner, qui précise que la commission scolaire dégage par ces activités entre 40 000$ et 50 000$ par année.

Deux employés de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys – son directeur général Yves Bernard et son directeur aux entreprises et à la formation continue, Martin Graton – ont eux aussi pris part à la mission commerciale en Chine, en octobre.

Selon M. Graton, les profits dégagés de la recherche d’élèves étrangers ne sont pas substantiels dans sa commission scolaire. L’intérêt d’attirer des élèves étrangers réside davantage, a-t-il ajouté, «dans la valorisation du personnel» et dans la volonté «de diffuser l’expertise québécoise».

Rapport du CSÉ: la décentralisation des pouvoirs et la reconnaissance des parents comme partenaires restent encore à venir

 Source: 

Le Conseil Supérieur de l’éducation (CSÉ)a rendu public son Rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2012-2014. Dans le communiqué de presse diffusé par le gouvernement du Québec, on apprend que le CSÉ s’est penché sur l’état du curriculum et des programmes d’études. Selon le Conseil, les acteurs scolaires ont une compréhension pragmatique du programme mais il reste encore des difficultés et impasses auxquelles il faut remédier. À cette fin le conseil suggère trois orientations:
  • se réapproprier collectivement les fondements du curriculum et des programmes d’études en se souciant de leur applicabilité;
  • sortir de certaines impasses qui paralysent les dossiers à caractère éducatif;
  • adopter une approche graduelle et itérative au regard de l’élaboration et de la mise en oeuvre du curriculum et des programmes d’études.

Le sommaire du rapport  ainsi que la version longue du rapport sont publiés sur le site Internet du MELS.

Selon le constat dressé par les auteurs du rapport il faut continuer à surveiller certains fondements de la réforme :

  • l’appui aux fondements d’éducabilité de tous les enfants, de réussite du plus grand nombre et d’égalité des chances;
  • la promotion d’une éducation de qualité pour tous: le rehaussement des exigences de formation, le rehaussement culturel des programmes d’études et un projet de formation qui répond aux grands enjeux sociétéaux;
  • l’appui à la décentralisation et à la responsabilisation des communautés locales;
  • la reconnaissance des parents comme partenaires de l’école.

J’ai parcouru le rapport en m’intéressant à la question des parents partenaires et à la décentralisation des pouvoirs vers l’école.

Selon les informations contenues dans le rapport:

La légitimité acquise au début de l’implantation de la réforme au regard de la mise en œuvre du curriculum s’est vite butée à la réalité du terrain. Les parents et le personnel de direction des écoles ne peuvent exercer pleinement leurs nouveaux pouvoirs et responsabilités, certaines conditions de réalisation n’étant pas encore réunies (culture de partenariat absente, décentralisation trop partielle des responsabilités entre le MELS, la commission scolaire et l’école, organisation du travail trop rigide, encadrements de système nombreux et peu flexibles). De plus, la multiplicité des changements à gérer simultanément semble avoir affecté la capacité des directions d’établissement à exercer un leadership pédagogique efficace. Elles sont en quelque sorte devenues des gestionnaires de crise. Pour leur part, les organisations syndicales d’enseignants contestent l’existence d’une marge de manœuvre locale (voire la décentralisation), privilégiant plutôt un cadre commun et uniforme dans l’ensemble du système scolaire.

Selon mes observations,  la décentralisation des pouvoirs et la reconnaissance des parents ne se sont pas concrétisés.  On a maintenu les anciennes structures de participation parentale qui permettent aux enseignant (e)s de continuer à recevoir des fonds pour investir dans l’achat d’équipement technologique, ce qui est une orientation de la commission scolaire.  Les parents sont écartés de la prise de décision, ils sont de simples exécutants.

L’ensemble du rapport mérite l’attention des personnes intéressées par l’éducation toutefois, le chapitre 7 du rapport intitulé «Légitimité à renforcer» me semble des plus pertinents (pp.82-85) lorsque l’on cherche des solutions à ces impasses. Selon ce que j’ai retenu, «la légitimité» assure la stabilité des relations entre l’institution et son environnement, elle repose sur la perception des acteurs et les actions qui sont désirables afin d’assurer la mise en oeuvre des changements. Lorsque cette dernière est attaquée, elle doit être construite, maintenue ou réparée. Le concept comporte trois dimensions: morale, pragmatique et cognitive. La dimension morale se rapporte aux valeurs et croyances partagées sur ce que faire la bonne chose. La dimension pragmatique relève de l’intérêt portée envers la mise en oeuvre, la faisabilité et la praticabilité. La dimension cognitive est reliée au caractère compréhensible de l’organisation de l’activité, telle qu’expliquée et appliquée à son environnement.

La décentralisation des pouvoirs et le pouvoir accru des parents au sein du conseil d’établissement auraient été perçus comme peu praticables (manque de ressource, compétences nouvelles, manques d’intérêts ne rejoignant pas les intérêts existants, le sentiment d’un rejet des pratiques existantes). Au point de vue cognitif, les changements exigés ne s’appuyeraient pas sur des modèles culturels existants. Difficilement mis en rapport avec la réalité vécue par les groupes en place. Comme l’implantation de changements reposerait sur une interprétation située dans un cadre de références qui comprend un positionnement des acteurs ainsi que leurs intérêts, il existerait des écarts dans l’application de ces changements. Ces interprétations situées expliquent l’existence de distorsions ou écarts entre l’énoncé de politique et son application. En bref, les curriculums et programmes relèvent d’un processus de traduction par les acteurs scolaires. Selon les auteurs, il est possible de considérer ce processus, la légitimité et la vitalité de ce dernier, pour ensuite encourager le partage au sein de la communauté de pratiques réflexives qui permettraient l’intégration des «patrimoines professionnels» afin de transformer la mise en oeuvre des changements qui résulteraient à la fois d’une «réponse du milieu et du bas à une injonction de changement venue de la tête du système et de la société».

Afin de clarifier les fondements et les visées du curriculum et des programmes, la première étape du processus de mise en oeuvre des changements,  les auteurs proposent la démarche qui suit:

  • préciser leurs intentions;
  • accepter de débattre;
  • éviter la dispersion;
  • donner des priorités;
  • réitérer leur engagement et adhésion aux fondements.

 

Voilà.  Le problème est identifié, il existe des solutions et une démarche à suivre. Quand est-ce qu’on commence? Plusieurs parents sont prêts. Reste à espérer que les syndicats des enseignants seront intéressés à participer à cette approche située du changement…Que le gouvernement investira….Que des formations sur le débat seront offertes aux enseignants…Que les syndicats ne se sentiront pas menacés par ce virage….

QESBA Using Alarmist Rhetoric to Counter Liberal Austerity Program.

“Successive governments have been attempting to marginalize the English community through a process of death by a thousand cuts. Language has been attacked, health and social services in English are under attack, and now the government’s position is to push the English education community farther into a corner” David Daoust  President QESBA

This has nothing to do with marginalizing the English community and everything to do with cutting back on institutional bureaucracy. Student success is achieved through the efforts of teachers, in school administrators and students and not through the actions of school boards. School Boards for decades have taken credit for successes derived from all professionals within the schools.

Let’s stop the charades and give credit to those who truly deserve it. At the same time let us ask some questions as to how all of a sudden nine separate school boards who according to the QESBA are so vastly different in socio economic terms have approximately the same success rate averages and percentage of budget spent on administrative costs. Collusion ?

Instead of the QESBA and its delegation of school boards continuing with their rhetoricc, lets throw them a proposition. Let’s make them become more transparent about the International School programs they run and give the acquired funds obtained on the backs of all school personnel directly back to the schools instead of keeping it at head office.

For example the LBPSB got $1.7 million dollars in profit this year alone from its International programs. When asked how is it allocated, the response is ” into the main budget” When asked where it is applied , the answers become more fuzzy.

Lets make it simple for everyone. Let’s divide the $1.7 million dollars by the number of LBPSB students (21000) and give the per capita profits directly to the schools. In conservative terms, a school like Beaconsfield High School should get about $93 000 on top of the schools regular budget.

Now, there is something really newsworthy benefitting all specific school members alike. As one parent put it “That is a helluva lot of bake sales and cupcakes”.

Instead the QESBA wraps itself in a nationalistic linguistic wrapper and by doing so, obscures the real facts as to the relevance of school boards and the self serving QESBA.

BTW for those who look beyond the blinders issued by the QESBA, school boards are NOT protected under the Canadian constitution, minority education rights are and that includes the upper most important element in our childrens’ education…..schools.

LH

Commissions scolaires: un autre libéral s’oppose au redécoupage

Source: LaPresse

(QUÉBEC) Un autre député du Parti libéral s’oppose au redécoupage des commissions scolaires tel que proposé par le ministre de l’Éducation Yves Bolduc. Après Laurent Lessard, Marguerite Blais a exprimé ouvertement ses objections hier.

«La fusion n’est pas souhaitable pour Saint-Henri-Sainte-Anne», a affirmé la députée de cette circonscription sur Twitter. Elle a ajouté à son gazouillis un lien vers un texte publié par La Presse hier et intitulé «La CSDM propose des solutions de rechange aux fusions proposées par Bolduc».

La circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne se trouve sur le territoire de la CSDM. Or, le redécoupage préparé par Yves Bolduc la ferait basculer dans la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Marguerite Blais s’inquiète des impacts sur les services actuellement offerts aux élèves. Elle n’était pas disponible pour répondre aux questions de La Presse hier. Elle se trouvait à la maison auprès de son conjoint qui souffre d’un cancer. Elle est proche aidante depuis cet été, lorsque le diagnostic est tombé.

«Il y a plusieurs préoccupations qui ont été soulevées par des parents» au sujet du redécoupage, a expliqué l’attachée politique de Mme Blais, Isabelle Gautrin. «Dans la circonscription, il y a une population de moins nantis qui est assez importante et pour laquelle l’aide alimentaire est importante. Et la CSDM a décidé de ne pas couper cette aide, je ne sais pas pour Marguerite-Bourgeoys. Mais ce qui est important pour Mme Blais, c’est que ce service-là soit maintenu parce qu’on a beaucoup d’enfants qui en bénéficient.»

Elle ajoute que des écoles de la CSDM situées tout juste à l’extérieur des frontières de Saint-Henri-Saine-Anne offrent des services spécialisés à des enfants de la circonscription. Mme Blais craint que les services ne soient plus accessibles à ces élèves puisque les écoles les offrant resteraient, elles, dans la CSDM. Elle a fait part de ses préoccupations au ministre Bolduc hier.

Comme l’écrivait La Presse, la CSDM veut éviter le redécoupage qui lui ferait perdre 37% de ses élèves du secteur régulier. Elle propose que les commissions scolaires de l’île de Montréal mettent en commun leur gestion du parc immobilier et du transport scolaire, en plus de se partager la responsabilité des sept écoles pour enfants handicapés ou à besoins particuliers.

«Je salue les recommandations de la CSDM, et il peut y avoir des discussions, a réagi Yves Bolduc. Pour nous, ce qui est important, c’est d’avoir un redécoupage qui est logique, qui va également donner des meilleurs services aux élèves. On va recevoir toutes les recommandations de toutes les commissions scolaires. Vous savez, ce sont des propositions que nous avons faites et nous sommes très ouverts à avoir des discussions.» Il est prêt à modifier son redécoupage «en autant qu’on reste avec le même nombre de commissions scolaires». Il tient à faire passer ce nombre de 72 à 46.

Des économies de 1,5 million par an, selon une étude

Alors qu’elle dit douter que les fusions entraînent des économies, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a contribué à la réalisation d’une étude concluant qu’un regroupement permettrait d’épargner 1,5 million. Cette étude très détaillée date de novembre 2012. On y analyse l’impact de la fusion des commissions scolaires des Appalaches, de la Beauce-Etchemin et de la Côte-du-Sud.  «Les économies nettes découlant de la fusion sont relativement importantes et apparaissent intéressantes», peut-on y lire. «Au global, elles totaliseraient 1,5 million annuellement.» Le rapport soutient que «la qualité des services offerts à la clientèle peut être maintenue, voire même améliorée» avec la fusion. Le scénario d’un regroupement de services, sans fusion, a été analysé, mais cette avenue «ne génère pas des économies importantes, contrairement à la croyance populaire». Hier, la FCSQ n’a pas voulu commenter l’étude qui porte son sceau.